Un studio belge, un moteur à voxels maison, un monde ouvert alien avec un cycle jour/nuit et des PNJ qui vaquent à leurs affaires. En 1999. Outcast n'aurait pas dû exister.
Cutter Slade débarque sur Adelpha avec l'humour d'un héros de série B et se retrouve embarqué dans une théologie extraterrestre plutôt sérieuse. Le contraste fonctionne étonnamment bien.
La bande originale, enregistrée avec l'Orchestre philharmonique de Moscou, donne au jeu une ampleur que peu de productions PC osaient viser à l'époque.
Il fallait une machine de guerre pour le faire tourner, et le studio a coulé peu après. Reste un monument d'ambition, redécouvert à chaque génération par des joueurs incrédules.
